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Fascisme : la leçon d’Umberto Eco

  • Post category:Blog / Idées non fixes
  • Temps de lecture :3 min de lecture

Le fascisme est susceptible de revenir sous les apparences les plus innocentes. Umberto Eco disait aussi que « notre devoir est de le démasquer, de montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes, chaque jour, dans chaque partie du monde. »
Il a ainsi établi une liste de ce qu’il a appelé des signaux permettant de le reconnaître. Ces signaux sont au nombre de quatorze et identifient le « fascisme éternel » nommé dans cette brochure Ur-Fascisme.

1- Le culte de la tradition.
2- Le rejet du modernisme.
3- Le culte de l’action pour l’action, réfléchir étant une forme d’émasculation. Eco nous explique que les penseurs du fascisme attaquent les cultures modernes et libérales coupables d’avoir rompu avec les valeurs traditionnelles.
4- Aucune critique analytique n’est tolérée. Les scientifiques fondant les progrès de la connaissance sur le désaccord trahissent. Refus des distinctions permises par l’esprit critique.
5- Désaccord est synonyme de diversité, alors que le fascisme exploite la peur de la différence. Le fasciste est forcément raciste.
6- Le fascisme naît dans la frustration sociale ou individuelle et cherche donc à mobiliser les classes moyennes souffrant de la crise économique ou du mépris de la classe politique.
7- Le nationalisme exacerbé par le sentiment d’être assiégé.
8- La haine des riches.
9- Refus du pacifisme puisqu’il est un compromis avec l’ennemi, à relier à la certitude que la vie est un combat de tous les instants.
10- Mépris à la fois de l’élite et des faibles.
11- Culte du héros, rêve d’une mort héroïque.
12- La volonté de puissance du fasciste s’affiche sur le terrain sexuel : il méprise les femmes et condamne les moeurs qualifiées de hors normes dont l’homosexualité.
13- Un grand nombre d’individus ne pouvant développer une volonté commune, ils doivent s’en remettre à un chef supposé être leur interprète.
14- Le fascisme parle une novlangue limitant les moyens d’accès à la pensée complexe donc le développement de l’esprit critique.

Il y a fort à parier que, par exemple, Mr Z lui-même doit se reconnaître en qualité d’émetteur d’une majorité des signaux décrits par Umberto Eco. Même s’il en est un élément représentatif, force est de constater qu’il n’est pas le seul dans ce cas, et qu’au total, un tiers de l’électorat français semble ne pas s’en rendre compte.
Ce n’est probablement pas pour 2022, mais nous approchons inexorablement d’une prise de conscience d’une brutalité insoupçonnée.

Marc T.

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